La responsabilité de son état intérieur

La responsabilité de son état intérieur

La responsabilité de son état intérieur.

La majorité des conflits/problèmes, leurs non-résolutions ou leurs répétitions (émotions négatives, colère, haine, rancœur) vient du fait que, très souvent, les gens mettent la responsabilité de leurs problèmes sur les autres. Quand tout va bien c’est grâce à eux, quand quelque chose ne va pas, c’est la faute à quelqu’un d’autre.

C’est une protection que nous mettons. Comme des barrières pour protéger ce qu’il y a de plus profond en nous et qui nous semble si fragile. C’est parfois conscient et souvent inconscient. C’est là tant que nous ne sommes pas prêts à regarder profondément en nous même, tant que nous avons peur de découvrir toutes les zones d’ombres en nous.

Cela est aussi vrai pour le bonheur. Penser que nous sommes heureux grâce à quelqu’un.

Personne n’a le pouvoir de rendre quelqu’un malheureux ou heureux. Ceci n’est possible que tant qu’on laisse cette possibilité et nous laissons cette possibilité tant que nous rendons les autres responsables de nos malheurs et/ou bonheurs. En fait, nous leur remettons notre pouvoir.

Pour en sortir et accéder aux libérations, il faut le reprendre et devenir responsable de notre état intérieur.

Ceci implique un grand changement. Chaque fois que quelque chose ne va pas, que nous ne nous sentons pas bien, que nous avons des émotions négatives, de la colère, un ressentiment contre quelqu’un, nous prenons la responsabilité de cet état. Cette émotion est là parce qu’elle vient buter sur une de nos barrières, ou mettre à jour quelque chose qu’on veut encore cacher aux autres (en réalité c’est à nous-même que nous la cachons). Cela demande du courage, la faiblesse est de rendre les autres responsables de notre état intérieur. Du courage et de l’Amour pour soi pour avoir l’envie de se découvrir et d’accepter que nous ne sommes pas parfaits.

Plutôt que de parler d’émotions négatives, de problèmes, on devrait appeler ça un révélateur. Ceci enlève la connotation négative et permet d’appréhender cela d’une façon plus neutre d’abord, puis de plus en plus positive, car nous comprenons que ce sont des cadeaux pour nous permettre de nous libérer de plus en plus.

Nous sommes tous face à ceci constamment. Et chacun a le choix, à chaque révélateur qui se présente, de l’accepter, d’en devenir responsable pour permettre une prise de conscience et favoriser sa libération ou de rester dans le déni de Soi, de remettre une couche de protection, en accusant les autres, la vie, la malchance, etc…

Ces révélateurs sont une incohérence entre le Soi, qui est Amour, paix et félicité et notre comportement extérieur. Une incohérence entre le monde intérieur et le monde extérieur.

Nous avons toujours le choix, nous l’avons à chaque instant. Chacun peut dès maintenant devenir plus responsable de son état intérieur en acceptant ces révélateurs et en regardant en lui sur quelle barrière, sur quel déni de Soi ils butent.

Ces révélateurs reviennent sans cesse tant que nous ne sommes pas en accord entre l’intérieur et l’extérieur, tant que l’égo ne suit pas le Soi, tant que la tête n’est pas au service du cœur.

Ce qui se passe, c’est qu’un jour ou l’autre un évènement, un révélateur, fera exploser ces protections. Le Soi est immortel, c’est le divin en nous, le temps n’a aucune importance. Seul l’égo souffre de ses incohérences, à force de souffrir il finit toujours par capituler à un moment, c’est la cause de nombre de dépressions. L’égo se rend compte de son incapacité à maîtriser. La dépression est un grand révélateur, un grand nombre de sages ont passé par une grande dépression. C’est la capitulation de l’égo. Il y a alors deux solutions, soit on l’accepte et on se tourne vers le cœur et le travail intérieur commence, le retour vers l’unité peut débuter, soit on reconstruit un égo, pour retourner dans notre routine et les révélateurs ne tarderont pas à revenir. Ce cycle continue jusqu’à ce que nous prenions la décision de se tourner vers le cœur. Le grand nettoyage peut alors commencer. C’est un choix que nous seuls pouvons faire.

Plus nous mettons de barrières, plus la peur de regarder en nous grandit et plus nous continuons à mettre la faute sur l’extérieur. La peur grandit, car nous nous éloignons du Soi. C’est une fuite.

Cette fuite est une fuite de l’égo du Soi. Une dissociation de l’unité que nous sommes. Cette petite chose que nous croyons si fragile tout au fond de nous est en fait ce que nous cherchons tous. Nous croyons que c’est une petite chose fragile alors que c’est la plénitude, la totalité qui englobe tout, c’est l’unité retrouvée. Nous le cherchons à l’extérieur alors qu’il a toujours été juste là à l’intérieur. Tout ce qui nous en sépare, ce sont les barrières que nous avons nous-mêmes mises en place.

Personne ne peut faire ce travail à part nous-même. Les autres, les révélateurs sont toujours là, c’est notre responsabilité de le voir ou de continuer d’accuser le révélateur. C’est comme accuser le marteau de nous avoir tapé sur le doigt, qui tient le marteau? Qui est responsable d’où frappe le marteau?

Plus nous en enlevons, plus nous nous rapprochons du Soi. Plus nous enlevons de barrières, plus nous pouvons laisser la place à cette partie de nous qui nous remplit d’Amour et de bien-être au-delà de ce qui est imaginable. Plus nous avançons, plus le simple fait d’être en désaccord entre intérieur et extérieur, ce qui nous sépare du Soi, est insupportable et nous cherchons à comprendre et à nous libérer pour retrouver ce bien-être.

Le plus difficile est le début, car l’égo a tendance dans un premier temps à refuser de voir cela, mais cela va en s’améliorant et la récompense des libérations est infiniment plus belle que les efforts et difficultés que nous avons traversés.

Purification du système nerveux

Purification du système nerveux

Purification du système nerveux.

Le système nerveux contrôle le bon fonctionnement des organes, cellule et tissu de l’organisme. C’est le système de communication du corps. Il est donc d’une importance capitale. C’est lui qui relie tout le corps au cerveau. De son bon fonctionnement dépend notre santé. Il est également la source de la douleur et de l’extase.

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Le principal conduit est la moelle épinière qui agit comme le centre de commande de tout l’organisme avec de chaque côté les ganglions.

D’un point de vue spirituel et/ou énergétique, il est également d’une importance capitale, car c’est le chemin principal de la kundalini avec juste à gauche et à droite de la colonne vertébrale deux autres canaux plus petits qui se croisent au niveau des principaux centres énergétiques (et nerveux pour le physique).

D’ailleurs, le caducée (symbole de la pharmacie, représentant un bâton et 2 serpents qui se croisent en montant) est une représentation de ce système nerveux principal.

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Dans ce système nerveux (physique et subtil), se placent aussi nos blocages internes. On peut voir le fonctionnement de ce système nerveux comme un circuit électrique. Si tout va bien, il y a très peu de résistance et beaucoup de courant peut passer sans problème. S’il y a des blocages, il y a des résistances et le courant passe beaucoup moins bien et en plus petite quantité.

Nettoyer ce circuit supprime ces résistances et permet à une plus grande quantité de courant, d’information de passer amenant un meilleur fonctionnement physique et psychique. Le fonctionnement parfait de ce système au niveau énergétique/spirituel amène l’illumination.

La pratique proposée ici vous permettra de nettoyer votre système nerveux de manière progressive et favorisera grandement l’émergence et la découverte du Soi.

Vous constaterez que lors des libérations, il peut y avoir des manifestations physiques et/ou émotionnelles. Ceci est tout à fait normal et est un bon signe de nettoyage.

Cependant, en fonction de l’état de chacun, il peut y avoir de nombreux blocages dans le système nerveux et il est conseiller de commencer ce nettoyage doucement, d’être attentif aux signes de libérations et de doser la pratique progressivement afin d’amener un mieux-être progressif plutôt que de vouloir aller trop vite et que la pratique devienne insupportable et vous pousse à renoncer. Trop de libération d’un coup peut être pénible. Il est de la responsabilité de chacun d’adapter sa pratique en fonction des résultats et progressivement.

L’exercice en lui-même ne dure pas longtemps, mais il est bien de méditer immédiatement après afin de permettre au nettoyage de se faire rapidement. Idéalement un petit temps de repos après la méditation est idéal, par exemple s’allonger 10 minutes tranquillement sans rien faire avant de reprendre vos activités. Le mieux est de faire cet exercice 2 fois par jour, une fois le matin et une fois le soir (avant le repas de préférence).

Au début, vous pouvez faire l’exercice 5 minutes puis 15 à 20 minutes de méditation et 5 ou 10 minutes de repos. En tout, cela environ 25 minutes (deux fois par jour), ce n’est pas beaucoup pour tout ce que cela vous apportera.

La pratique:

Asseyez-vous confortablement, le dos droit. Il est plus important d’être confortable plutôt que de vouloir tenir une position pour faire comme dans les livres ;-). Si vous êtes plus confortable avec le dos appuyé contre le dossier d’une chaise ou d’un mûr c’est très bien. L’important est que la position reste confortable toute la durée de la pratique et pas que vous deviez l’interrompre par inconfort.

Fermez les yeux et détendez-vous avec trois grandes et longues respirations afin de vous relâcher complètement, relâchez les épaules en restant le dos droit.

Toujours les yeux fermés, sans effort, portez votre attention au niveau du périnée (entre les organes génitaux et l’anus). Il n’y a aucun effort à faire, simplement porter l’attention à cet endroit.

À chaque inspiration, suivez un petit fil lumineux qui part de cet endroit et remonte le long de votre colonne vertébrale et continue jusqu’au centre de votre cerveau puis fait une courbe vers l’avant jusqu’à un point entre vos deux sourcils. À chaque expiration, vous faites le chemin inverse, vous suivez ce petit fil du point entre vos sourcils jusqu’au centre du cerveau, puis la courbe pour redescendre jusqu’au périnée à travers la colonne vertébrale.

Au début, vous devrez peut-être imaginer, visualiser ce petit fil, car vous ne le sentirez pas. Ce n’est pas un problème du tout et c’est normal. Si imaginer un fil est difficile pour vous, vous pouvez imaginer une petite boule d’énergie qui part du périnée et remonte par le même chemin et redescend. Voyez cette petite boule qui illumine votre colonne à chaque montée et descente. Petit à petit, vous vous rendrez compte qu’il n’y a pas de séparation entre le haut et le bas et le fil viendra naturellement. Avec une pratique régulière, vous le sentirez réellement et vous vous rendrez compte qu’au fur et à mesure de votre avancement ce petit fil va grandir.

C’est très simple, il n’y a rien d’autre à faire pendant 5 minutes, juste suivre ce mouvement avec la respiration. Ne forcez pas la respiration, laissez le corps respirer naturellement. Si vous vous rendez compte que vous êtes à nouveau dans des pensées, revenez simplement à l’attention sur le fil et la respiration. Ne vous reprochez pas d’être sorti de l’exercice (ce sont d’autres pensées..), c’est parfaitement normal au début, revenez simplement à l’exercice.

Après 5 minutes, restez dans votre position et commencez la méditation de 15 minutes. Vous verrez que ce petit exercice favorise également une méditation plus profonde. Puis après la méditation, allongez-vous et prenez 5 ou 10 minutes de repos.

Cette pratique est donc une pratique deux en un. Elle va nettoyer votre système nerveux et donc physique, énergétique, émotionnelle. Elle va dans le même temps favoriser la méditation profonde qui fera émerger le Soi.

Chacun peut réellement en faire l’expérience en pratiquant régulièrement sans forcer, à son propre rythme.

L’ouverture du coeur

L’ouverture du coeur

L’ouverture du coeur.

 

L’ouverture du cœur amène une autre compréhension de la vie. Elle est bien plus profonde, basée sur l’Amour et plus sur la peur venant de l’égo.

Plus l’ouverture du cœur grandit, plus la peur se dissout dans cet Amour. L’Amour est la source de toute chose. Il est toujours là, en nous. La seule chose qui nous en sépare c’est les peurs que nous avons acceptées et qui ferment le cœur.

C’est nous qui avons fermés notre cœur, bien sûr souvent inconsciemment, mais c’est nous. C’est à nous de l’ouvrir à nouveau de plus en plus et de redécouvrir notre véritable nature.

Maintenant; Ne plus alimenter la peur, laisser tomber la rancune et les regrets. Mettre son énergie, ses intentions dans l’Amour, par la joie, la compassion, l’entraide et le partage. Donner des sourires, des bonnes pensées à ceux que vous croisez, pardonner, encourager. Aimer la vie, les autres, s’aimer et partager tout cela.

Au fond de chacun, il y a une source d’Amour intarissable, c’est notre essence. A nous de le redécouvrir et de le partager dans la vie de tous les jours.

C’est une porte vers un niveau de conscience plus vaste, c’est juste-là, en nous.

L’idéal, l’objectif

L’idéal, l’objectif

L’idéal, l’objectif.

Nous avons tous un idéal, un objectif que nous désirons atteindre. En utilisant le mot «bonheur», on définit relativement bien cet idéal, bien qu’avant le bonheur il y a la survie et après le bonheur, l’extase, l’Unité, l’Éveil. Mais ça donne une bonne idée, tout le monde veut vivre dans le bonheur et le faire grandir, toujours plus.

L’objectif pour atteindre le bonheur est différent pour chacun et évolue en fonction de notre situation. Une fois un objectif atteint et stabilisé, on en fixe un autre. Donc notre idéal va évoluer au fur et à mesure de notre évolution personnelle. C’est relativement aisé à démontrer. Si vous êtes dans un endroit où la famine sévit, votre objectif sera de trouver à manger. Même si on ne parle pas de bonheur ici, mais pour atteindre un idéal de bonheur, il faut commencer par assurer sa survie. Si, la nourriture n’est plus un problème, l’objectif va changer pour par exemple avoir un toit. Puis plus de confort, l’eau courante, etc… Jusqu’à finalement déboucher sur la recherche intérieure, spirituelle, car le bonheur dans une recherche extérieur n’existe pas, c’est tout au plus des plaisirs éphémères. Et plaisirs et bonheur ne sont pas la même chose.

Cette suite d’objectifs vers le mieux-être, le bonheur continue d’évoluer jusqu’à ce que l’objectif soit la réalisation de Soi, l’illumination, l’Unification.

Avoir un idéal est indispensable pour avancer. Le désir d’obtenir cet idéal est le carburant qui nous permet d’être actifs afin de parvenir à ce mieux-être recherché. C’est ce qui nous donne l’envie et la motivation nécessaire pour mettre en œuvre les moyens d’obtenir cet idéal. Se bouger physiquement et intellectuellement pour la survie et le bien-être matériel, puis la pratique régulière pour le spirituel et la recherche intérieure.

Nous sautons d’un idéal à un autre, d’une bulle à une autre, jusqu’à atteindre notre destination.

Il est probable que si vous lisez ces lignes, votre objectif est plutôt tourné vers la découverte intérieure, la spiritualité.

Il faut donc bien se rendre compte que les objectifs changent au cours de notre parcours. Nous pensons souvent ainsi: «Dès que j’aurai ça, je serai heureux» (pour le matériel), «dès que j’aurai atteint cela, ça sera le bonheur» (pour la découverte intérieure).

Nous constatons que ces objectifs sont illusoires puisqu’ils changent au fur et à mesure de notre évolution. Ce sont juste des jalons pour nous faire avancer en fonction de notre compréhension actuelle du monde, de la vie, de nous-même. Ce qui revient à dire que nous ne savons pas ce qui est bon pour nous en finalité, nous ne connaissons que la bulle suivante, l’objectif suivant.

Dans les stades de survie, on amasse. On prend tout ce qu’on peut pour faire des réserves, on veut assurer l’avenir et on essaie de garder toutes les bulles, de les emporter avec soi. C’est un besoin pour se rassurer de la peur du manque. C’est un état encore vécu par beaucoup dans notre société. Ceci bien évidemment engendre beaucoup de conflits, mais c’est un stade à passer. Lorsque l’on commence à sortir de cet état de survie, d’en vouloir toujours plus, il est possible de ressentir de la culpabilité. Ceci est inutile, c’était une période à vivre pour comprendre. La culpabilité ne sera d’aucune aide pour en sortir, c’est la compréhension, à travers un objectif supérieur et l’expérience qui nous fera avancer.

Lorsque la recherche intérieure commence, on se rend compte petit à petit que pour atteindre la bulle suivante, il faut lâcher celle dans laquelle nous sommes et plus encore celles que nous trimballons depuis si longtemps. C’est comme si nous sautions d’une bulle à l’autre. C’est très difficile au départ, parce que nous avons encore nos vieux réflexes, on peut avoir l’impression de perdre la récompense de tous nos efforts, «j’ai tant travaillé pour avoir ça, pour créer ça».

Alors ça prend parfois du temps, puis un jour on est prêt, on saute dans la bulle suivante et on se rend compte que c’est plus léger, qu’on est bien mieux. On comprend que toutes les bulles qu’on veut emporter se sont transformées en boulets, des poids devenus inutiles qui nous empêchent de sauter dans la suivante. Que nos efforts passés ne sont pas perdus, que ce n’était pas accumuler comme on le pensait, mais que c’était nécessaire pour amener cette compréhension par l’expérience. Ils étaient donc importants à un moment pour amener cette compréhension, il n’y a rien à rejeter ou regretter, c’était exactement ce qu’il nous fallait à ce moment. C’est notre interprétation qui a maintenant changé, évolué. Nous pouvons alors regarder les bulles derrières et se dire, j’ai compris et dépassé ça. Je peux lâcher et laisser cette bulle avec plaisir pour le suivant. On se rend compte qu’on ne manque de rien, on est juste plus léger, plus libre. On peut contempler notre parcours avec une vision de plus en plus vaste et se réjouir de la vie, du chemin parcouru et de nos nouvelles compréhensions.

Plus on avance, plus on voit que l’attachement à ces bulles et tout ce qu’elles contiennent est une entrave. Ces entraves, ces chaînes qui nous retiennent, c’est nous-même qui les avons créées avec notre ancien mode de perception de la vie. C’est à nous de les lâcher, petit à petit, chacun à son rythme selon sa compréhension, ses expériences. Il n’y a pas d’effort important à faire, c’est juste une compréhension qui arrive naturellement avec les découvertes intérieures et qui nous permet de lâcher les peurs qui nous retiennent.

C’est donc important de trouver son propre rythme, de ne pas vouloir brûler les étapes. Écouter un «sage» qui vous dit: «lâche tout, détache-toi de tout et tu t’éveilleras, tu vivras le bonheur parfait», même si finalement c’est peut-être correct, si on n’est pas prêt, si ce n’est pas intégré en nous, on peut très mal le vivre. C’est surtout mal adapté à la société occidentale ou nous croulons sous les obligations. Cela peut créer une telle peur, qu’il est facile de retomber dans la survie ou d’être confronté à des difficultés difficiles à surmonter.

Une approche basée sur la recherche intérieure, à son propre rythme, avec notamment la méditation va nous permettre d’intégrer ces compréhensions progressivement, sans passer par ces extrêmes.

L’une et l’autre méthode apporteront les expériences qui nous feront avancer et finalement intégrer le Soi complètement, mais la recherche intérieure est sans doute plus douce. C’est simplement de favoriser une compréhension plus rapide, sans forcer, par une démarche volontaire basée sur la recherche du bonheur et la pratique de la recherche intérieure, plutôt que de provoquer et subir les événements extérieurs pour arriver à la compréhension. Écouter et intégrer son propre fonctionnement. Écouter sa propre guidance intérieure, car la solution est en nous, il nous suffit de la voir, de la libérer en levant nos blocages.

La seule chose qui nous sépare du Soi, de la libération, ce sont nos propres blocages.

Alors, comment faire avec tout ceci.

On peut commencer par définir clairement notre idéal actuel.

Quel est votre plus grand idéal actuellement?

Prenez le temps de le définir clairement, y réfléchir profondément, méditer dessus.

Quel était votre idéal précédent? Est-ce que l’actuel est le même, mais sur un autre objet ou est-il différent? Si c’est le même et que cette situation se répète depuis un certain temps, est-ce bien votre idéal le plus élevé? Êtes-vous bien certain que ce sera le bonheur ou juste une satisfaction éphémère, un plaisir?

S’agit-il d’une envie «sur un coup de tête», mentale, ou quelque chose de plus profond, qui vient du cœur?

Une fois clairement définit votre idéal actuel, il est plus aisé de voir ce qui peut être fait pour l’obtenir. S’il est correctement formulé, le désir de l’obtenir sera suffisamment puissant pour vous permettre de l’atteindre par la pratique.

Ensuite, c’est de coller le plus possible à cet idéal dans la vie de tous les jours.

Il y a donc une partie de recherche, compréhensions guidance et suppression des blocages par la méditation, le yoga, le tai-chi, qi gong, exercices énergétiques, promenade dans la nature, peu importe vos pratiques et une partie intégration dans l’expérience de la vie tous les jours.

C’est certainement une voie rapide pour atteindre notre idéal. Nous le comprenons par la méditation, nous levons les blocages par le travail énergétique et la méditation, puis nous l’intégrons en le manifestant le plus possible dans la vie de tous les jours. Alors, petit à petit, nous le devenons.

Nous avons vu plus haut que nous ne savions pas ce qui, finalement, est bon pour nous, alors on peut se poser la question:

D’où viennent ces objectifs, ces idéaux qui changent au fur et à mesure que nous avançons vers toujours plus de bonheur?

Ne serait-ce pas notre Soi, l’idéal ultime, la destination finale qui depuis le début nous parle et nous guide à travers des objectifs éphémères que nous comprenons mal vers l’Unité?

Est-ce que la difficulté de communication ne viendrait pas de nous, du petit soi, de la personnalité et de l’égo qui crée ce voile et déforme les messages par ignorance, par refus de l’inconnu?

Ne serions-nous pas en contact constant avec le Soi, plus nous avançons plus le contact deviendrait aisé? Et plus le contact est aisé, plus nous laissons le Soi émerger en nous jusqu’à finalement le devenir une fois les dernières barrières de l’égo levées, toujours plus de lumière, de joie, de bonheur?

Ne serait-ce pas toute la magie de la vie?

A chacun de découvrir sa réponse par la pratique, par la recherche intérieure. Il ne s’agit donc pas de croire, mais d’expérimenter et trouver ses propres réponses. Car la solution est en nous.

Le travail sur soi

Le travail sur soi

Le travail sur soi.

Nul ne peut le faire à part nous-mêmes. Les autres peuvent nous inspirer, donner un peu de courage, révéler un problème en nous, montrer une porte, mais nous seuls pouvons la franchir et effectuer ce travail de réunification.

Et pourtant, une partie de nous passe son temps à trouver des excuses à l’extérieur. Il y a toujours un évènement, une source extérieure qui vient justifier un comportement, une réaction que nous avons eu. Tant que c’est ainsi, rien ne change, nous sommes dans une forme de déni d’une partie de nous-mêmes, nous ne voulons, nous n’osons pas nous voir telles que nous sommes réellement. Cette vision faussée que nous avons de nous-mêmes peut venir de plusieurs causes, manque de discernement, manque de courage, facilité. C’est tellement plus facile de se sentir responsable ce qui va bien et de mettre la responsabilité de ce qui ne va pas sur les autres. Et c’est si courant, à des niveaux différents qui deviennent de plus en plus subtils.

La vérité est que nous sommes entièrement responsables de notre état intérieur.

Le travail sur soi passe par le cœur. L’ouverture du cœur est la porte d’accès à ce que nous sommes. Pour ouvrir le cœur, il faut libérer ce qui l’enferme. C’est ça le travail intérieur. Ce qui enferme le cœur, ce sont les peurs, les émotions que ne réfutons. Cette partie de nous que nous refusons de voir ou que nous ne comprenons pas.

Quelle partie de nous ne veut pas voir ce qui ne va pas? C’est l’égo, toujours l’égo.

L’égo n’aime pas souffrir, alors il fait tout pour éviter la souffrance, y compris détourner notre attention de ce qui la génère. Pourtant c’est en observant et comprenant ce qui la génère que l’on peut s’en libérer. C’est le seul moyen de s’en libérer définitivement. S’en détourner ne fera que repousser l’échéance et créer d’autres souffrances, la vie apportera une autre situation, encore et encore jusqu’à ce que nous voyions et comprenions, puis finalement ouvrions encore plus notre cœur par cette acceptation et intégration amenant à une libération.

Le comprendre intellectuellement est une chose, mais ce n’est pas suffisant. C’est par l’expérience, par le vécu que l’intégration de la compréhension est possible.

La vie est ainsi faite d’une suite d’évènements, de situations qui nous mettent face à nous-mêmes pour nous révéler ce que nous devons encore travailler pour libérer petit à petit ce que nous sommes. À chaque fois que nous sommes perturbés (colère, frustration, sentiment d’injustice, etc..), c’est que nous sommes face à un problème en nous non libéré. C’est la vie qui pointe sur un problème en nous et nous offre une magnifique opportunité de compréhension, correction puis libération.

Le fait de comprendre ce mécanisme permet d’envisager les évènements de la vie non plus comme une suite de contraintes, problèmes, mais comme des opportunités de compréhension, de libération et d’évolution.

Se déconditionner

Se déconditionner

Se déconditionner.

 

Se déconditionner, lâcher ses vieilles croyances venant de nos conditionnements est nécessaire pour laisser entrer la nouveauté et la magie de la vie qui est en perpétuelle évolution amenant de nouvelles vérités toujours plus vastes. C’est nous-mêmes, en restant figé sur nos croyances, qui créons des blocages générant nos difficultés en résistant au flux de la vie. Nous ne sommes pas plus fort que la vie, c’est voué à l’échec.

Se déconditionner, descendre de la hauteur et de la rigidité de nos certitudes, c’est entrer dans le flux de la vie, c’est se laisser porter par le changement et contempler sa perfection. C’est Être.

On peut constater que l’humain a, de tout temps, cru savoir. Qu’il était persuadé de détenir la vérité, qu’il avait compris la vie. Pourtant, chaque ancienne vérité est tombée pour une autre, une nouvelle.

Ce sont donc des croyances que nous prenons pour une vérité. Nous construisons notre vie sur ces croyances que nous prenons comme la seule vérité, rejetant tout ce qui n’est pas en accord avec.
Le problème de rester fixé sur une vérité unique est que cela nous coupe d’autres vérités. Cela ne veut pas dire que cette vérité est fausse, mais qu’elle n’est vraie que dans l’état de conscience où l’on est actuellement.
Ceci se passe au niveau individuel et collectif. Mais chacun peut se libérer et toucher le Soi qui englobe toutes les vérités dans l’unité. Il n’y a rien à rejeter, mais tout à inclure.

Actuellement et globalement, la pensée dominante est le matérialisme. Cette pensée dominante vient de l’identification de la conscience à l’égo, le corps et le mental. Tant que la conscience est identifiée, coincée dans ce fonctionnement, il n’y a que cela qui existe. Cependant, il y a une nouvelle “vérité” qui émerge de plus en plus clairement. Elle est également portée par une petite partie de scientifiques qui commencent à rendre publique une autre vision des choses et à expliquer que la science matérialiste a ses limites, que ce système en tant que vérité unique est erroné.

C’est une bonne nouvelle. C’est le début d’un grand changement de “vérité”. C’est toujours un passage délicat, car il y a des forces opposées qui luttent entre l’ancienne et la nouvelle “vérité”. C’est normal, ça fait partie de l’évolution. C’est un grand changement qui aura un impact important sur le fonctionnement même de la société.
Accepter ce changement, cette remise en question de ses croyances et de ses vérités, rester ouvert permet non seulement de bien vivre cette transition en y voyant une magnifique opportunité d’évolution personnelle et collective, mais cela permet également de favoriser l’émergence de ce changement en nous et autour de nous.
Ces transitions sont bien plus difficiles pour ceux qui s’accrochent à l’ancien système, qui refusent le changement, car ils entrent en conflit avec le flux du changement, de la vie.

L’évolution, le changement sont inévitables et heureusement. Nous avons le choix de résister et lutter en vain ou de nous laisser porter et accompagner ce merveilleux changement.
En une phrase :

Arrêter de croire qu’on sait et savoir qu’on croit.