Le mensonge

Lorsque nous mentons, à qui mentons-nous? À nous-mêmes, c’est une tromperie que l’on se fait à soi-même. Nous sommes victimes de nos mensonges. Nos mensonges peuvent même être inconscients. Si nous arrivons à convaincre les autres, ce n’est même pas un mensonge pour eux, puisqu’ils ne le savent pas. Nous seuls savons et nous ne trompons d’un point de vue émotionnel que nous-mêmes. S’ils le découvrent, alors nous avons brisé la confiance d’une relation. Il n’y a que lorsque nous n’avons pas encore pris conscience de cela que l’on ment. Souvent ce sont pour de petits avantages puérils et immédiats, mais on passe à côté de l’essentiel, du bien-être et de la sérénité. Du respect de l’autre et de soi-même. Une fois cela bien intégré, les mensonges cessent, car qui a envie de se tromper lui-même?

Avec le travail sur soi, se mentir (ou mentir aux autres, car c’est la même chose), devient de plus en plus insupportable. On le ressent énergétiquement, c’est là en nous, ça ferme le cœur et le bien-être disparait. Ce simple fait rend le mensonge de plus en plus difficile et insupportable.

On ne passe pas de se mentir souvent à ne plus mentir d’un coup, c’est quelque chose de progressif au fur et à mesure des nettoyages et libérations. Plus le cœur s’ouvre, plus on se connecte à Soi, plus ça devient insupportable de se mentir, car nous sommes de plus en plus alignés avec le Soi. Il faut de la bienveillance pour soi-même, accepter nos parts d’ombres pour commencer à les voir, les accepter, les mettre en lumière et les libérer. C’est un travail intérieur dont nous sommes les seuls responsables.