Au-delà de l’égo.

 Je me réveille à 3 h 30. Une prise de conscience soudaine; je ne suis pas identifié au corps et à la personnalité comme d’ordinaire. Je suis une conscience bien plus vaste dont une petite partie utilise le corps pour expérimenter un temps dans la matière. Je constate, en le vivant, que l’égo, le mental ne sont qu’une petite partie, un état réduit de conscience, intégrés dans quelque chose de plus grand, le Soi. C’est une évidence et d’une clarté indiscutable.

Je suis alors parfaitement conscient que les peurs (de l’inconnu, de manquer, du changement, de la mort, etc..), le vouloir contrôler sa vie, le manque de lâcher-prise et la non-acceptation de «ce qui est» sont le fonctionnement de l’égo, de la personnalité. L’égo, en voulant «maîtriser», avec ses peurs et son ignorance, fige le flux de la vie qui est mouvement et passe donc continuellement à côté de ce qu’il voudrait justement maîtriser.

De cet autre niveau de conscience, il n’y a que l’Amour de la vie et un certain «amusement», en tout cas un détachement profond des sentiments et émotions consécutifs des choix de l’égo, de le voir se débattre dans des problèmes qu’il a lui-même créé par ses peurs et conditionnements. C’est un apprentissage par l’expérience. Il n’y a aucun moyen d’accéder à cette connaissance par le mental, outil de l’égo; seuls l’expérience, le vécu sont vrais.

Nous sommes donc complètement responsables de nos émotions, peurs, angoisses, nées de l’ignorance. Nous devons accepter ce fait, et pour cela il faut l’expérimenter. Pour l’expérimenter, il faut aller au-delà du mental, dans le silence intérieur qui est le Soi.

Une fois cela intégré, nous comprenons cette perfection qui nous met face à des situations pour nous faire comprendre et sortir petit à petit de l’ignorance, nous libérant au fil des compréhensions et ajustements de comportements, nous ramenant vers Nous-mêmes, vers l’unité du Soi.