Méditation débutant : 3 techniques simples.

La méditation pour débutant peut paraître complexe. Et elle l’est sans doute, d’une certaine façon. Il ne suffit pas de s’asseoir en position du lotus et de pincer l’index et le pouce d’un air inspiré, voyez-vous, bien évidemment. Donc, c’est pas si simple. Sauf quand cette discipline qui apporte la paix intérieure et de multiples bienfaits est expliquée par un homme qui ne l’a pas cherchée. Mais qui est devenu un vrai spécialiste, éclairé, rempli d’humanité et de simplicité. Qui nous en parle avec humour et nous donne les moyens de nos ambitions.

Être zen, enfin….

 

Méditation débutant : 3 techniques simples

Avant de nous dévoiler ses techniques, notre enseignant, Vincent Sollero, nous met en condition. Il nous parle de ses ressentis, de son expérience. Il se relie à notre réalité, avec gentillesse, bienveillance et souvent, un grand éclat de rire qui fuse.

On peut se mettre sur un tapis au sol ou sur une chaise, il n’est pas regardant. Par contre, il nous propose de tester ces trois techniques pour nous permettre de voir celle qui nous convient le mieux.

 

1. Observer sa respiration

Observer sa respiration pendant les 5 minutes que dure le premier exercice n’est pas si simple. Il s’agit en fait de suivre sa respiration depuis l’inspir jusqu’à l’atterrissage de l’air dans le ventre. On pourrait presque se prendre pour la Callas !

Et puis de la suivre consciencieusement sur le chemin du retour. Sans lâcher l’attention. Facile ? En le disant, oui. En l’experimentant, hé bien, il y a du boulot, pour ne pas voir défiler la liste de courses qu’il faudra faire demain matin, parce que les magasins, pour ce soir, c’est fout… Rôô là là, j’ai loupé l’exercice ! J’ai pensé à autre chose !

Alors, hop, la Callas, nouvel inspir et on reste con-cen-trée, d’accord ? D’accord, dialogue intérieur interdit, mais bon, c’est entre les inspirs, alors ça va. Je suis dans les clous de la méditation bien incarnée telle que je l’imagine.

Nouvel inspir : Ah oui, je suis bien l’inspir, ça rentre, ça rentre… Dis voir, la Callas, elle a chanté la Traviata ou je fais erreur ? Oui, je crois bien et je crois même que c’était à la Scala de Milan. C’est pas là qu’il y a eu un scandale, d’ailleurs…

Zut, je suis dans les fraises avec mon exercice, ah mais zut, mon inspir, j’en suis où avec mon inspir, ah là là, j’expire et je soupire. Je constate avec désarroi que je suis sortie de la méditation.

Les autres respirations ça va mieux, ouf, je respire ! Oui, c’est tout un entraînement que de suivre sa respiration jusque dans son ventre et de ne penser à rien d’autre ! Sans se déconcentrer.

2. Réciter un mantra

Bon alors nous voilà chez les hindous à présent, mais je déteste ça, pourquoi les hindous, moi je suis une occidentale ! On constatera que mon esprit s’emballe encore et qu’il est pas très aimable.

Le premier mantra qui nous est proposé c’est I AM. Pas à cause de la signification du mot – d’ailleurs j’oublie instantanément ce que ça signifie, moi j’entends simplement le “I am what I am” du film la cage aux folles. Mais non ce n’est pas ça.

C’est un I am utile au niveau de la sonorité .

Bon, échaudée par l’épisode de la Callas, je me demande si je ne vais pas faire plus simple, je crains de me retrouver à fredonner ! Ce serait la honte, mes collègues apprenties seraient sûrement choquées… Bon, elles sont plutôt cool, mais mon mental, lui, est très énervé par l’éventualité du qu’en dira-t-on.

Alors que le mental, il faut le calmer, d’accord !

Je demande donc à Vincent si je peux utiliser le mot AMOUR comme Mantra. Oui, je peux. Sauf que, comme je le dis, ça fait pas un peu “nunuchon”, d’utiliser le mot “amour” ?

Vincent me demande simplement avec un grand sourire franc pourquoi je trouve ça “nunuchon”, finalement, l’amour, c’est ce que nous cherchons tous, non ?

Bon, c’est vrai aussi que je me verrais mal utiliser le mot haine pour méditer. Le sourire de Vincent devient un éclat de rire. Cela dépend de la vie que je veux me construire, n’est-ce pas ? Bon d’accord, me voilà remise gentiment à ma place avec mes gags à deux balles.

Je répète donc amour intérieurement et ce n’est pas très concluant pour moi.

J’essaie donc I AM quand même. Je reviens sur amour. Amour, I AM, qu’est-ce que je choisis ?

J’en suis là dans mes réflexions et aussi dans mon constat que l’exercice n’est pas concluant pour moi sur cette deuxième technique. Non, je ne la sens pas.

3. Rester dans le vide entre les pensées

Quoi ? Ouh làlà,mais après m’être lamentablement plantée avec les deux premiers exercices tout simples, je me vois mal parvenir à atteindre le vide qui borde les pensées !

C’est donc sans aucune attente et aucun espoir que je me lance dans cette troisième technique.

Le gong sonne, je plonge dans ma méditation, sachant que je ne vais évidemment pas y arriver.

Bon, y’a une pensée voilàààà, elle se déroule, elle s’étire et hop, y’a plus de pensée. Y’a p’u, comme disent les enfants. Mais y’a vraiment plus.

Et là, une sensation de calme absolu m’envahit. Il n’y a soudainement rien. Rien du tout du tout. Juste la sensation d’un étirement blanc, tellement reposant. Je flotte dans une parenthèse intemporelle. Je voudrais que ça n’arrête jamais. Cela me semble durer un siècle.

Et hop, la vie reprend, avec une nouvelle pensée qui arrive.

Par trois fois, j’arrive à atteindre une forme de nirvana , cette sorte de calme intérieur assez impérial qui me repose plus en quelques secondes qu’une nuit entière de sommeil. C’est mon sentiment, en tout cas.

Le gong sonne trop vite, car cette fois j’ai le sentiment d’avoir trouvé le truc.

Incroyable, cette sensation de plénitude ! Vincent nous donne plein d’indications sur ce qui se passe. Il a un vécu incroyable, venant d’une première expérience hors norme qui l’a brutalement mis sur le chemin de la méditation.

Vincent Sollero exerce à Genève. Il pratique cependant également les soins énergétiques à distance, ainsi que les entretiens spirituels pour les personnes qui peuvent être un peu perdues. Vincent, tout en respectant leurs limites et leurs difficultés, leur permet de se réaligner sur leur vie et sur ce qu’ils ont à faire ici bas, sur cette terre.

Car, même avec une haute spiritualité, et même d’autant plus, il est important de ne pas faillir à notre mission. Qui est d’oeuvrer sur terre.

Merci Vincent de mettre tes dons à disposition, que ce soit à Genève ou par Zoom. La méditation n’est qu’une seule des cordes à ton arc qui en comporte de multiples autres, dont un livre que tu as écrit. C’est un sacré cadeau que tu nous fais là.

Nous permettre de toucher du doigt la sagesse que tu as reçue d’ailleurs. Nous la faire partager.

Christine Camporini